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164 Beauval.
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rendue et la pourfuite extraordinaire qu'il a faite à l'encontre de lui et nous a dit que ledit Deihayes ayant enlevé damoifelle Louife Pitel1, fille du-plaignant, environ le mois de j uin dernier, duquel enlèvement et rapt il a rendu plainte, il feroit revenu un mois après apportant au plaignant un certificat de mariage difant'avoir été marié en la paroiffe de Saint-Prix, vallée de Montmorenci ; le plaignant auroit difcontinué fes'pourfuites croyant que le mal étoit fans remèdes et que, par la voie de la douceur, il pourroit porter ledit Defhayes au bien et à vivre en honnête homme avec fa femme : Même auroit avec ledit Defhayes et fadite prétendue femme paffé deux actes, l'un en forme de compte de la tutelle et admi-niftration des biens que ledit plaignant a eue de la perfonne et biens de ladite Louife Pitel, fa fille, lors prétendue femme dudit Defhayes, et l'autre une obligation que ledit Defhayes et fadite femme lui ont paffée folidairement pour des habits de théâtre fournis par ledit plaignant à fadite fille, le to'ut dans la penfée que leur mariage étoit fincère et véritable et qu'ils agiffoient de bonne foi. Mais le plaignant a: été
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I. Louise Pitel, née à Lyon vers 1655, et comédienne comme ses' parents, était déjà veuve deJacques Bertrand, maître perruquier, lorsqu'elle se laissa enlever, en juin 1685, par Jacques Deshayes, qu'elle épousa le 27 octobre suivant, à l'insu de son père, à Saint-Eustache. Louise Pitel, devenue veuve une seconde fois, se remaria en troisième noces, le 14 juin 1694, à l'acteur Baubourg. (J al: Dictionnaire, p. 158.)
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